POUR DEMARRER, VOUS AVEZ BESOIN DE :
-A) PORCELAINE BLANCHE
-B) PIGMENTS OU COULEURS
-C) PINCEAUX
-D) MEDIUMS
-E) ACCESSOIRES
UN KIT DE BASE PEUT ETRE ACQUIS A L'ECOLE POUR UN PRIX TRES MODIQUE
A) PORCELAINE BLANCHE
Pour débuter, soyez raisonnable ... Ne choisissez pas une porcelaine de qualité supérieure. Cependant, ne confondez pas vitesse et précipitation ! Prenez le temps de vérifier l'état de chacune des pièces que vous voulez acquérir ... Et surtout, n'oubliez jamais que, même si une pièce achetée à bas prix n'est pas toujours moins jolie et moins fine qu'une pièce très chère, la qualité "bas de gamme" doit être systématiquement rejetée pour éviter toute déception lorsque le décor sera terminé ! Ecartez la "Bone China" qui est plus difficile à cuire. N'achetez pas de faïence, qui manque totalement d'élégance par rapport à la porcelaine.
Une fois votre premier choix effecuté, apprenez, à déceler les éventuels défauts d'une pièce blanche ... Et n'hésitez pas à vérifier de nombreuses pièces pour en sélectionner une seule !
1) Vérification " de matière " : La porcelaine est une céramique fine produite à base de " kaolin " (*), de " silex " (*) et de " feldspath " (*), le tout additionné d'" argile à pipe " (*), pour augmenter son élasticité.
Ne confondez surtout pas porcelaine et " faïence " (*). La faïence, en effet, est une céramique faite à base d'argile, recouverte d'une glaçure à base d'étain. La faience est moins forte, moins dure, moins dense et plus poreuse que la porcelaine.
2) Vérification de " transparence " : La transparence de la porcelaine est un signe de qualité ! Plus la pièce laisse passer la lumière, meilleure est sa qualité. Les pièces les plus fines sont aussi appelées " coquille d'oeuf " (*).
3) Vérification " visuelle " : Positionnez la pièce choisie sous une lumière rasante et regardez-la attentivement pour repérer toute irrégularité dans la " couverte" (*). Celle-ci peut, en effet, présenter divers défauts, qui pourront peut-être disparaître derrière votre décor, si vous étudiez votre projet en ce sens.
Voici certains défauts fréquemment rencontrés :
- des traces de coulures,
- des manques de charge créant des dépressions et/ou cratères dans la surface,
- des masses formant surépaisseurs sur la surface,
- des petits points noirs, voire même des taches jaunâtres ou brunâtres.
4) Vérification " sonore " : Heurtez très légèrement la surface de la pièce en plusieurs points avec la 1ère phalange de votre index. Si elle produit un son creux ou fêlé, surtout ne l'achetez pas, car il est probable qu'elle comporte un défaut nommé " cheveu" (*) et que la pièce se fende en plusieurs morceaux lors de la forte montée en température que nécessiste la cuisson.
B) PIGMENTS OU COULEURS (OXYDES METALLIQUES)
1) Conditionnements : Les " pigments " (*) ou couleurs se présentent sous forme de poudres, et sont généralement disponibles en deux types de conditionnements ( sachets ou pots de 10 gr ou moins / pots de 40 à 100 gr ). Une pallette de base sera choisie en fonction des sujets qui seront développés. Cette pallette se complètera au fur et à mesure de votre évolution.
2) Compositions : Certains de ces pigments contiennent du plomb, et ne peuvent, à ce titre, être utilisés pour des pièces qui sont destinées à une fonction " culinaire ". Les contenants mentionnent la toxicité. Toutes les couleurs sans plomb peuvent être utilisées à des fins culinaires.
3) Mélanges : La cuisson des pièces peintes se déroulant à très haute température, les mélanges de couleurs peuvent en être fortement modifiés. Il vaut donc mieux les exclure, au début.
C) PINCEAUX
Pour commencer, ici aussi, soyez raisonnable ... S'il est vrai que de nombreuses sortes de pinceaux vous seront nécessaires lorsque vous maîtriserez l'art merveilleux de la peinture sur porcelaine, vous les achèterez au fur et à mesure ... Au début, deux ou trois pinceaux seront amplement suffisants ...
1) Pinceaux ronds : Ils sont idéaux pour commencer. Ils se déclinent dans une large gamme d'épaisseurs (du "pinceau à un poil" au pinceau le plus gros). Ils existent dans différentes matières. Pour commencer, les pinceaux ronds en synthétique sont les plus abordables et suffisent amplement. Par la suite, il est possible d'acquérir des pinceaux en martre ou des " petits gris " (*).
2) Brosses plates à poils souples : Ces brosses servent à couvrir rapidement de grandes surfaces que l'on retravaille, ensuite, selon diverses méthodes.
3) Pinceaux " à putoiser " (*) : Ces pinceaux, sont faits de soies ou de poils plus ou moins fins sélectionnés sur des animaux généralement issus de pays froids ( putois, chèvres, mouffettes d'Amérique du Nord, blaireaux, civettes, ou même ours ). Ils sont utilisés pour uniformiser une petite surface, en faisant disparaître les coups de pinceau ( par exemple pour des fonds unis ). Assez chers et difficiles d'utilisation, ils sont souvent remplacés, surtout chez les débutants, par des tampons de mousse.
4) Pinceaux " pied de biche " (*) : Ils sont très semblables aux pinceaux à putoiser, mais sont taillés en biseau. Leurs qualités principales sont la nervosité, la résistance et une rétention d'eau moyenne. Grâce à sa forme biseautée, on peut aussi utiliser le tranchant pour de fins tracés.
5) Pinceaux à " filets " (*) : Ces pinceaux à poils très longs et souples retiennent bien la peinture et produisent un trait particulièrement fin. Ils sont particulièrement adaptés aux interventions délicates: filets, cordons, graphismes très fins, auréoles linéaires... que l'on peut, dès lors, réaliser en un seul coup de pinceau. Ils s'acquièrent seulement après une bonne maîtrise de la technique classique.
D) MEDIUMS
1) Préparation des pigments : Nous avons vu, plus haut, que les pigments qu'on utilise pour la peinture sur porcelaine se présentent en poudre. Ils doivent, évidemment être mélangés pour être utilisables. Pour homogénéiser correctement le mélange, il faut de l'essence grasse et de l'essence de " thérébentine " (*). Seule l'expérience permet de réaliser un mélange à bonne consistance. Si le mélange est trop maigre, la peinture reste opaque à la cuisson. Par contre, si le mélange a une consistance trop grasse, il risque d'être fragile et le décor peut subir des éclats ou des craquelures qui compromettent lourdement la qualité finale du décor.
2) Masquage : Pour pouvoir travailler sur des zones précises sans aucune crainte de déborder sur des surfaces déjà travaillées, il existe un produit de masquage, nommé " vernis à réserver " (*). Ce produit se présente sous forme d'un liquide épais et visqueux, qui se dépose au pinceau. En séchant, il se solidifie et devient élastique. Il se détache, avant cuisson, au moyen d'une pointe de couteau, d'une pointe aiguille ou encore d'un " grattoir " (*).
3) Nettoyage des pièces avant cuisson : Avant d'être peinte, chaque pièce doit être nettoyée et dégraissée. Un morceau de " Sopalin " (*) imbibé d'alcool à brûler ou d'essence de térébenthine est idéal pour cette opération. Après mise en décor et avant cuisson, tous les défauts que l'on rencontre sur la pièce doivent être éliminés avec un morceau d'ouate, un coton-tige ou un pinceau. Ceci concerne principalement les bavures, les taches de doigts, les mini-grains de pigment qui peuvent se déposer sur la pièce. Il faut vérifier aussi bien l'endroit que l'envers de la pièce. Tout défaut ayant été oublié lors du nettoyage descend, en effet, sous la couverte et est donc définitivement incrusté dans la porcelaine.
E) ACCESSOIRES
1) Le carreau en porcelaine ou en verre dépoli : Il sert à écraser et mélanger les pigments pour obtenir une couleur lisse et homogène.
2) Le crayon noir traditionnel : Il sert à copier les motifs choisis sur le papier calque.
3) Le crayon spécial pour porcelaine : Il est indispensable pour reporter le dessin que l'on veut peindre directement sur la surface de la porcelaine. Il est clairement visible durant toute la durée du travail, mais disparaît totalement lors de la cuisson à très haute température.
4) Le papier calque : Il est surtout utile pour les débutants qui pensent n'avoir aucune don pour le dessin. Il leur sert à copier avec beaucoup de précision le dessin qui sera à la base du décor de la pièce.
5) Le papier " graphite " : Il permet de reporter sur la pièce blanche le dessin qui a été copié sur le papier calque. Tout comme le crayon gras, il disparaît totalement lors de la cuisson à très haute température.
6) Le couteau à palette : C'est un couteau à lame particulièrement souple, spécifique pour la peinture sur porcelaine. N'utilisez jamais un couteau à peindre utilisé pour la peinture sur chevalet, car celui-ci serait beaucoup trop rigide et manquerait totalement de flexibilité, ce qui compromettrait la qualité du mélange.
7) Le trace-filets : Il s'agit d'un petit outil très utile pour réaliser des filets sur les bords d'une assiette, d'une tasse ou d'un bol, par exemple. Il se pose au bord de la pièce ronde à décorer. La pointe du crayon passe au travers du trou correspondant à l'emplacement où l'on désire tracer un filet. On le fait tourner tout autour de la pièce à l'aide de la pointe du crayon, qui, dès lors, laisse un tracé précis et régulier à l'emplacement qui devra être travaillé.
8) La plume et le porte-plume : Ils servent à " sertir " (*) certaines zones de la pièce qui demandent à être souligées d'un contour fin et précis.
9) Les tampons de mousse : De forme généralement cylindrique, il doivent être faits d'une mousse fine et souple, mais suffisamment dense, malgré tout. Ils sont utilisés pour faire disparaître les coups de pinceau que l'on trouve sur une pièce mise en couleur grâce à une brosse plate et uniformiser la couleur déposée, afin de réaliser une surface bien nette et homogène.
10) La pointe caoutchouc et " l'estampe " (*) caoutchouc : Ce sont deux outils très semblables. La pointe caoutchouc comporte deux pointes très fines qui servent à éliminer les petits défauts de peinture dans des zones très finement travaillées. L'estampe caoutchouc, quant à elle, possède deux pointes très différentes l'une de l'autre. L'une, en biseau, sert à retirer la peinture fraîchement déposée sur la porcelaine, dans des zones facilement accessibles, tandis que l'autre, conique et plus ferme, sert à rectifier les tracés.
11) Le grattoir : Il sert à faire disparaître, par grattage, les traces indésirables de peinture. Petites erreur ou dépassements, peuvent, ainsi, être éliminées proprement avant cuisson. On l'utilise aussi pour retirer le vernis à réserver qui a été appliqué sur la pièce.